19 VALORISER NOTRE PATRIMOINE NATUREL

Brest possède une topographie et un patrimoine naturel extraordinaires qui restent à réinventer. Il s’agit dès lors de réinterroger la relation de notre ville à la nature : Brest jouit d’une forte arborescence grâce à la Penfeld et à ses vallons, d’une vraie diversité de sites verdoyants mais ces espaces souffrent d’une fragmentation qui nuit à la perception de la nature en ville. Les cheminements piétons et cyclistes sont morcelés et interrompus régulièrement, notamment par les passages routiers ou les parkings. Nous souhaitons donc créer des continuités vertes, en reliant les espaces verts par des cheminements végétalisés piétons et cyclables. Cela permettra de favoriser la biodiversité mais aussi d’améliorer notre qualité de vie.

Nous proposons de repenser les vallons, de les connecter afin d’en faire un véritable réseau métropolitain et de leur donner une identité singulière.

Cette interconnexion permettra de :

  • retrouver un fonctionnement en aber du parc des rives de Penfeld et d’y intégrer l’île Factice en continuité paysagère ainsi que de thématiser les vallons du quartier de Bellevue ;
  • créer une vraie connexion entre le vallon de Kervallon et les quartiers en proximité ;
  • renaturer le vallon de Kérinou et de repenser son fonctionnement hydraulique ;
  • révéler les vallons de Saint-Marc (signalétique, Livrets parcours ….).

Dans cet esprit, nous proposons de lancer un plan stratégique de valorisation des falaises (de la ville basse au Moulin blanc). De nombreuses villes portuaires aimeraient pouvoir bénéficier d’une interface aussi naturelle – dans les différentes acceptions du terme – que celle qu’offre à Brest avec l’ancienne falaise côtière, située entre la ville et le port.

Cette longue frange de coteaux abrupts, ponctuellement entaillée de vallons (Forestou, Dour Bras, Dour Menez, Stang Alar), surplombe le port. Frange tenue qui, associée à la déclivité offre une entité urbaine paysagère singulière. Cette interface naturelle doit être travaillée dans sa continuité et comme élément de liaison entre la ville haute et la ville-port.

Nous pourrions ainsi :

  • renforcer la qualité paysagère et relier les espaces verts de l’ancienne frange ;
  • régénérer qualitativement la rue Amiral Troude ;
  • poursuivre l’aménagement en jardin de la falaise Poullic-al-Lor ;
  • traiter la friche de l’ancienne usine à gaz et secteur d’entrée de ville ;
  • rétablir le sentier côtier dans un parcours plus direct et attrayant (GR34).

Nous proposons de créer plusieurs îlots de verdure et de biodiversité à Brest d’ici à la fin du prochain mandat.

Le premier d’entre eux pourrait être créé sur le terrain de la Caserne du 2e dépôt (Plateau de Pontaniou), que nous achèterons à l’État qui n’en a plus l’usage. Mais nous pourrons aussi en imaginer d’autres dans de nombreux autres quartiers, en concertation avec les habitantes et les habitants. Il pourrait également être envisagé de lancer un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour la création d’un îlot vert dans le secteur de Siam.

Ces espaces pourront être des vitrines extérieures du conservatoire botanique grâce à un partenariat, des lieux d’échange avec le service Espaces Verts de la métropole qui pourra  implanter sur l’un d’eux une serre pédagogique ainsi qu’une grainothèque pour sensibiliser petits et grands à la nature par le biais de nombreux ateliers manuels (ateliers découverte sur le thème de l’observation de la faune et de la flore pour les scolaires et les familles) et pour encadrer et accompagner les Brestoises et les Brestois qui prennent soin des jardins partagés.

Un partenariat sera également établi avec la ferme urbaine pédagogique [Proposition 112]. dont nous proposons la création, afin de faciliter le travail pédagogique et de créer des ponts entre ces projets.

20 RENATURER LA VILLE

La renaturation de la ville permet l’aménagement de paysages plus ou moins artificialisés. Elle permet à la fois de réguler et de perméabiliser le tissu urbain existant, elle constitue également un levier d’attractivité résidentielle et un support de création de lien social.

Nous souhaitons permettre aux habitantes et aux habitants de rendre leur ville plus verte en contribuant directement à la biodiversité et à l’embellissement des espaces publics grâce à des permis de végétaliser.

Finalement, planter au coin de sa rue, c’est apporter sa pierre à l’édifice: une ville est belle si ses rues le sont aussi.

La ville paysage concerne aussi les micro-paysages du quotidien. Chaque intervention sur l’espace public pourra être l’occasion de répondre à l’attente sociale de plus de nature. Par exemple, réaménager une rue peut permettre d’augmenter les espaces perméables et donc la végétalisation. Nous souhaitons donc réintroduire plus fortement le végétal sur l’espace public (rues et places).

Nous pourrons aussi imaginer de planter des «forêts urbaines participatives» dans les cours de récréation de certains établissements publics scolaires de la ville, voire lancer des projets «Minibigforest» de plantation et de gestion collective et participative d’une petite forêt urbaine avec les élèves, les enseignants et les parents volontaires: analyse des sols, définition des parcelles, sélection des essences, aménagement de la parcelle, préparation des sols, plantation des arbres, maintenance du site, ateliers pédagogiques en classe, etc. La place de l’arbre en ville devra être valorisée, au regard de sa capacité à piéger le carbone, à rafraîchir l’air et de l’amélioration qu’il apporte à la qualité de vie.

Les toitures de nos bâtiments représentent aussi des surfaces planes importantes de nos territoires. Nous souhaitons donc les investir pour les végétaliser afin de multiplier les espaces de biodiversité en ville. De nombreuses espèces qui tendent à se raréfier (insectes et oiseaux notamment) trouveront là des lieux de vie.

Par ailleurs, végétaliser les toits sur l’espace portuaire permettra d’offrir un regard nouveau sur une ville port très minérale et qui présente la caractéristique d’être implantée en contrebas de la ville haute, qui la surplombe de quelques dizaines de mètres. Ses infrastructures et divers ensembles immobiliers s’affichent donc amplement aux regards. La végétalisation des toits prend dès lors tout son sens et offrira à la vue des Brestoises et des Brestois un ensemble visuel harmonieux.

Nous inciterons les propriétaires et syndic de copropriétés à végétaliser toits et façades afin de casser l’image minérale. 

Enfin, nous proposons également d’engager la végétalisation des toits des abribus, afin de contribuer à la protection de la biodiversité et au développement de la nature en ville.

21 MESURER ET AMELIORER LA QUALITE DE L’AIR.

Nous mettrons en place un réseau de capteurs citoyens en mettant à disposition des habitants volontaires de la métropole un kit de mesure à la manière du dispositif Ambassad'Air et coordonné avec AirBreizh. Dans ce cadre et en lien avec le Plan Climat Air Energie, un seuil d’alerte pourra être défini à partir duquel chacun·e sera incité·e à utiliser un autre moyen de transport que sa voiture individuelle.

22 VALORISER NOTRE PAYSAGE URBAIN, PATRIMONIAL ET ARCHITECTURAL

Notre ville jouit d’un site splendide. Comment rendre le cœur de métropole encore plus «magnétique»? Les interfaces ville/rade et ville/Penfeld doivent être sublimées. Depuis la réhabilitation des Capucins avec l’ouverture des balcons sur Penfeld ce sont autant de points de vue qui s’en trouvent valorisés. Ces corniches ouvertes aux paysages participent à la mise en scène de la ville. Ce sont autant de sites à accompagner et réinterpréter.

Plusieurs points de vue sur notre ville permettent de prendre de la hauteur. Nous proposons à cet égard de retravailler les belvédères, les points de vue et ainsi de:

  • faire du Pont de l’Harteloire un promontoire, un élément du parcours de mobilité douce;
  • ouvrir le mur d’enceinte de la base navale, par percées, en partie sud Recouvrance;
  • supprimer les grilles sur le boulevard Jean Moulin;
  • dégager le parvis de la Gare pour obtenir un regard maritime.

Faire la ville, c’est agir ensemble. La mise en couleur du bâti urbain en est une illustration. Le dispositif «objectif couleur» sera amplifié et les secteurs stratégiques réétudiés. Quelques pistes néanmoins, à travers une action forte sur les façades emblématiques: rue de Pontaniou, Jean Moulin, Gambetta, etc. Un plan couleur sera élaboré.

23 HUMAINS ET ANIMAUX: VIVRE ENSEMBLE DANS LA VILLE

Les animaux de compagnie apportent énormément aux habitantes et aux habitants de Brest qui en possèdent. Nous souhaitons que ces compagnons de la vie de tous les jours puissent profiter de la ville en toute quiétude, mais également que les règles élémentaires de civisme et de bon sens soient respectées par leurs propriétaires afin de préserver notre cadre de vie commun.

Sensibles au bien-être animal, nous continuerons de mettre en œuvre une gestion non létale des populations de chats et de chiens errants. Dans le même sens, nous continuerons de mener des campagnes de stérilisation, de vaccination et d’identification dans l’intérêt des animaux ainsi que dans un but de salubrité publique avec remise en liberté des chats sur leur lieu de vie.

Nous poursuivrons notre soutien financier aux refuges présents sur notre territoire afin de leur permettre de soigner les animaux et de les maintenir dans l’attente de leur adoption dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de leur espèce.

Enfin, nous créerons un poste de conseiller municipal spécialement délégué à la condition animale en ville.