90 RENFORCER L’ACCÈS À LA SANTÉ POUR TOUTES ET TOUS

Les difficultés du quotidien, la précarisation, renforcent le non recours aux soins.

Afin que toutes et tous puissent bénéficier d’un accompagnement vers un parcours de soins adapté à ses besoins, nous renforcerons encore notre soutien au Point H, centre d’accueil médicalisé de soins gratuits, géré par l’AGEHB et installé dans des locaux du pôle de santé publique de la ville de Brest, ainsi qu’à la permanence d’accès aux soins de santé du CHRU, pour que ces services soient encore mieux connus et que chacun, en fonction de sa situation, puisse y avoir accès et y trouver des réponses médicales adaptées.

Au-delà de la prise en soin directe des personnes les plus précaires et vulnérables, ces acteurs du réseau sanitaire et médico-social brestois sont de véritables passerelles vers le droit commun et la médecine ambulatoire de ville.

91 CRÉER UNE MUTUELLE SANTÉ MUNICIPALE

Nous proposons que la ville mène une enquête auprès des Brestoises et des Brestois pour connaître précisément leurs besoins de prises en charge complémentaire (optique, frais dentaires, soins de santé courants, dépendance, etc.). À partir de cette étude, la ville négociera auprès des organismes compétents des tarifs préférentiels et de prestations spécifiques.

Cette mutuelle santé complémentaire municipale sera ouverte à l’ensemble des Brestoises et des Brestois ainsi qu’à celles et ceux qui travaillent à Brest. Elle bénéficiera particulièrement aux jeunes, aux retraités, aux personnes sans emploi, aux fonctionnaires et agents contractuels de la fonction publique.

92 MIEUX PRENDRE EN COMPTE LA MALADIE PSYCHIQUE

Dans son rôle-clé d’espace de rencontre, de réflexion collective et de travail en réseau, le Conseil local de santé mentale a permis de faire émerger des dispositifs de logement et d’hébergement adaptés au besoin de réhabilitation psychosociale des patients pour une meilleure insertion dans la cité. En effet, les personnes souffrant de troubles psychiques sont souvent les plus en proie à une grande vulnérabilité, voire à l’errance.

Afin d’éviter leur stigmatisation mais aussi d’anticiper les situations de crise, nous renforcerons les missions du conseil local de santé mentale en mettant en œuvre des formations de sensibilisation des personnels d’accueil de nos services publics ainsi que des professionnels et bénévoles des structures de quartier. En lien avec nos partenaires, nous développerons des lieux de parole et d’écoute pour les proches aidants.

Par ailleurs, nous renforcerons le partenariat existant entre le point Kerros et le CHRU au travers de son équipe mobile de psychiatrie et le point H, en renforçant la présence d’un infirmier sur le point Kerros et l’espace public pour des interventions plus systématiques auprès des personnes souffrant de troubles psychiques.