28 CONFORTER NOS POLITIQUES DE MÉDIATION ET DE PRÉVENTION

Pour être efficace, l’effort humain d’une municipalité doit être concentré sur la prévention, la médiation et l’intervention. Travailleurs sociaux, médiateurs urbains, éducateurs spécialisés… ces personnels sont la clef de voûte de nos politiques de prévention. Nous proposons à cet égard d’amplifier le travail mené par les médiateurs en faisant passer leurs effectifs à 15 agents. Cela doit leur permettre de poursuivre leur engagement en faveur de la promotion de la civilité, de la mixité sociale et du partage de l’espace public ainsi que de coordonner et d’engager un nombre plus important d’actions de prévention auprès des scolaires et des jeunes.

Une des équipes de médiation urbaine sera dédiée à la Place de la Liberté et présente en permanence sur cet espace,

Afin d’épauler la Police nationale dans ses missions et d’alléger son travail, nous disposons actuellement de 15 effectifs d’agents assermentés dédiés au stationnement. Ce travail doit évidemment être poursuivi.

29 CRÉER UNE BRIGADE DE TRANQUILLITÉ DE 40 AGENTS

Les efforts doivent néanmoins être accentués pour renforcer la présence humaine sur l’espace public et dans les transports en commun.

Nous souhaitons donc mettre un accent tout particulier sur la dissuasion des incivilités (consommation d’alcool sur l’espace public, jets de déchets, bruit, etc.), des actes de harcèlement et de violence sur l’espace public. À cette fin, nous créerons une brigade de la tranquillité urbaine de 25 agents non-armés qui veilleront au respect des règles communes, verbaliseront les incivilités et saisirons la Police nationale en cas de besoin. Cette équipe contribuera à renforcer le lien de proximité avec les habitants et les commerçants.

Enfin, nous souhaitons porter une attention toute particulière à la sécurité dans les transports en commun. Nous avons déjà fortement renforcé notre dispositif mais nous devons désormais aller plus loin afin d’assurer la sécurité des personnels comme des voyageurs.

À cette fin, nous créerons une brigade de tranquillité des transports de 15 agents non armés présents dans et aux abords des trams et des bus des principaux axes de la métropole, avec un effort particulier sur les premiers transports du matin et les transports de nuit.

Enfin, nous accompagnerons Brest Métropole Habitat, y compris financièrement, dans la mise en œuvre de dispositions destinées à renforcer la tranquillité publique et résidentielle des habitantes et habitants vivant dans les quartiers d’habitat social, en prenant exemple sur les initiatives développées dans d’autres villes et en les adaptant aux enjeux brestois. Cela pourra se traduire par le renforcement de la présence humaine dans ces quartiers, renforçant ainsi le lien, en cas de nécessité, avec la Police nationale.

30 RENFORCER LES MOYENS D’ACTION DE LA POLICE NATIONALE

Nous continuerons de renforcer les moyens d’action de la Police nationale dans la continuité de la rénovation des locaux de travail et du chenil servant pour les policiers et les chiens de la brigade des stupéfiants et de la brigade canine que la ville vient d’engager. Cette participation de la ville pourra concerner les locaux, véhicules, moyens techniques, etc. et tendra à améliorer les conditions d’accueil au commissariat y compris en matière d’accessibilité, les conditions de travail au quotidien des policiers et donc le lien entre les Brestoises et les Brestois et leur Police nationale.

À l’image de ce que nous avons fait avec la présence de médecins certains soirs et nuits au commissariat pour améliorer la prise en charge des ivresses, nous continuerons à travailler avec la Police nationale toutes les dispositions pouvant être prises différemment afin de permettre aux policiers de se concentrer sur la lutte contre la délinquance partout dans la ville, de jour comme de nuit.

31 LUTTER CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

En lien avec les acteurs, notamment associatifs, qui depuis des années œuvrent à ce sujet sur notre territoire, et en nous appuyant à la fois sur ce qui a déjà été construit à Brest et sur les nouvelles initiatives expérimentées dans d’autres villes, nous renforcerons l’ensemble du dispositif de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences. Dans ce cadre nous renforcerons notamment les propositions d’hébergement et de logement pour les femmes victimes de violences.

Par ailleurs, la Ville réunira tous les acteurs engagés auprès des familles: Conseil départemental, État, associations, etc. afin de construire ensemble un plan pluriannuel d’actions pour lutter contre les violences dans les familles.

32 OUVRIR UN LIEU D’ACCUEIL PERMANENT EN CENTRE-VILLE DÉDIÉ AUX VICTIMES

Les personnes victimes d’actes de délinquance doivent pouvoir être écoutées, informées sur leurs droits et sur les suites de leurs plaintes.

Nous proposons donc d’ouvrir un lieu d’accueil permanent, en centre-ville. Avec nos partenaires, engagés de longue date (Emergence/Don Bosco, le CIDFF, Parentel, CHRU, CCAS, etc.), nous imaginerons un projet qui devra être mis en œuvre dans les premières années du mandat pour regrouper et renforcer l’action des services spécialisés dans l’accueil des femmes victimes de violences, dans l’écoute des enfants, de leurs parents, dans l’accompagnement psychologique et matériel de toutes les victimes d’actes de délinquance. Ainsi accompagnées, elles pourront bénéficier d’un meilleur accès et d’une meilleure connaissance de leurs droits.

Les acteurs de ce lieu pour les victimes devront faire émerger des propositions à mettre en œuvre pour, au regard de leur expérience et des spécificités brestoises, proposer des actions de prévention en complément de leur action.

En lien avec le monde associatif brestois, ce lieu d’accueil intégrera également un dispositif d’accompagnement et d’hébergement des jeunes LGBTQIA+ lorsqu’ils ou elles sont confrontés à une situation de rupture familiale. Nous nous appuierons pour cela sur l'expérience de l'association Le Refuge et travaillerons à l'ouverture d'un tel dispositif à Brest.

Par ailleurs la ville incitera l’État et l’accompagnera pour améliorer les conditions d’accueil de toutes les victimes au commissariat rue Colbert. Cette amélioration de l’accueil des habitantes et habitants améliorera aussi les conditions d’exercice du métier de policier.

33 REPENSER LES ESPACES PUBLICS ET LUTTER CONTRE LE SENTIMENT D’INSÉCURITÉ DES FEMMES

Enfin, nous souhaitons repenser les espaces publics et lutter contre le sentiment d’insécurité des femmes. Il existe des inégalités d’accès aux villes pour les femmes. Elles sont bien plus exposées aux violences sexistes et sexuelles, ce qui entraîne un sentiment d’insécurité plus prégnant chez les femmes que chez les hommes.

Il est donc impératif de repenser ’espace public au prisme des questions de genre. Cela passe par des sujets basiques comme la conception des cours d’école, les noms des espaces publics qui sont encore essentiellement masculins, la publicité sexiste dans l’espace public, etc. Mais aussi par des dispositifs plus précis déjà mis en œuvre à Brest comme l’arrêt à la demande pour les bus, les marches exploratoires… et la mise en place d’aménagements urbains dédiés.

Il s’agira donc de continuer le travail engagé sur l’insécurité et sentiment d’insécurité des femmes sur l’espace public via le renforcement des dispositifs existants et l’attention aux solutions expérimentées sur d’autres territoires.

34 PRÉVENIR LES CONSOMMATION ET D’ALCOOL

La présence et la consommation de drogues à Brest s’est malheureusement renforcée ces dernières années. En complément du plan alcool que nous poursuivrons, nous engagerons une mobilisation collective sur le sujet des drogues.

35 ASSURER UNE VIE NOCTURNE SÛRE ET APAISÉE

La vie nocturne est un élément d’attractivité de notre ville. Nous poursuivrons le travail engagé avec la charte de la vie nocturne en lien avec tous ses acteurs et travaillerons à construire des réponses pour que toutes celles et ceux qui vivent des moments de fête de nuit puissent le faire en toute sérénité et sécurité tout en portant attention à la tranquillité du voisinage: propreté, bruits, sécurité en sortie de boîtes de nuit, etc.

36 ASSURER LA SÉCURITÉ DES BÂTIMENTS PUBLICS

Un programme de sécurisation des bâtiments publics est en cours de mise en œuvre. Nous poursuivrons dans ce cadre l’installation de dispositifs d’enregistrement vidéo sur les déchetteries, les équipements sportifs et les autres équipements publics sensibles.