116 CRÉER UNE COP 26 TERRITORIALE

Nous proposons une vaste mobilisation de transition écologique à l’échelle de nos collectivités, dont l’impulsion politique pourrait se traduire dans une COP 26 territoriale.

Celle-ci intégrera un Agenda 2030 de territoire et regroupera des représentants de tous les acteurs du territoire (citoyens, communes de la métropole, élus et administrations, entreprises, chercheurs, associations et syndicats) avec le soutien de l’ADEME et des associations environnementales. Elle couvrira tous les champs de l’action publique: logement, mobilités, aménagement, agriculture – y compris urbaine –, économie, santé, bien-être citadin, etc.

117 METTRE EN PLACE UN GIEC LOCAL

Afin de garder la même organisation qu’au niveau international, un GIEC local sera créé afin de définir et d’orienter les décisions et d’en assurer le suivi quantitatif et qualitatif. Il s’appuiera sur l’UBO, l’IFREMER, le conservatoire botanique, l’IUEM, etc. Enfin, un conseil d’évaluation de la transition à la composition mixte et paritaire s’assurera de la transparence et de la sincérité de la démarche.

118 CREER UNE ASSEMBLEE DU TEMPS LONG

Face à l’urgence écologique et climatique, notre capacité à nous organiser collectivement pour y répondre est mise à l'épreuve. La proposition d'une assemblée du temps long a pour objectif d’intégrer de façon plus transversale et systématique, au-delà des échéances électorales, la prise en compte des enjeux écologiques, sociaux, climatiques et démocratiques pour qu’ils permettent de formuler des réponses justes et durables pour notre territoire. L’assemblée sera composée d’habitant·es tiré·es au sort, d’élu·es du conseil municipal, d'élu·es communautaires, de représentant·es associatif·ves et du secteur marchand local, de représentants des conseils citoyens et de leurs collèges jeunes ainsi que d'expert·es des enjeux écologiques, sociaux, environnementaux.

119 ÉDICTER UNE CHARTE BRESTOISE DES COMMUNS.

Nous ouvrirons le chantier de la création d’une charte brestoise des Communs, en commençant par la proposer sur les sujets de proximité. A terme, à l'image de ce qui a pu être initié à Bologne en Italie, l'objectif est de proposer un cadre de gouvernance partagée aux habitant.e.s qui voudraient se saisir de la gestion d'une ressource commune du territoire (espace public ou patrimonial, ressource naturelle, données numériques, etc.).

120 ÉDICTER UNE CHARTE ÉCORESPONSABLE POUR LES COLLECTIVITÉS

Si nous souhaitons agir fortement pour que notre territoire réduise son empreinte carbone, nous voulons aussi que la municipalité et ses services donnent l’exemple en la matière. Si des efforts conséquents ont déjà été entrepris, nous devons aller plus loin.

Nous proposons donc que la collectivité et l’ensemble de ses opérateurs adoptent une charte écoresponsable de bonnes pratiques. Cette charte couvrira de larges champs de l’action publique: sensibiliser les services de la ville au tri (trier les papiers, le verre, le matériel bureautique, etc.), éviter le gaspillage d’encre et de papier, limiter et valoriser les matières organiques de la collectivité, utiliser du matériel non jetable, éviter les produits toxiques, former les agents et les élus à l’éco-exemplarité, remplacer la flotte de véhicules légers par des véhicules électriques, etc.

121 CRÉER UN DÉBAT ANNUEL D’ORIENTATION CLIMATIQUE

Dans le même ordre d’idée et afin de mieux gouverner, nous mettrons en place un débat annuel d’orientation climatique au sein de nos assemblées municipale et métropolitaine, sur le modèle du débat d’orientation budgétaire et qui aurait lieu juste après celui-ci. Il n’existe pas aujourd’hui de moment de présentation aux conseils municipal et métropolitain de l’ensemble de l’action climatique. Ce débat permettra notamment de présenter l’impact des investissements envisagés sur les émissions de GES.

En cohérence avec la COP26 territoriale, un document de support retracera la trajectoire prévue pour les émissions de GES et pour la consommation d’énergie, ainsi que les résultats obtenus. Il tracera les orientations en matière climatique dans les différents secteurs. Il comportera une analyse des dépenses (investissement, subvention, communication, etc.) pouvant aboutir à une augmentation ou une diminution des émissions supplémentaires de GES des services municipaux et métropolitains (patrimoine et compétences) par rapport à l’année précédente.

Une telle démarche permettra de prendre en compte le critère climatique dans les choix d’investissement à opérer dans le budget qui sera adopté un peu plus tard et dans le budget carbone dont nous proposerons la création.

122 METTRE EN PLACE UN BUDGET CARBONE.

Pour répondre aux enjeux climatiques, il est nécessaire de diminuer rapidement les émissions de gaz à effets de serre. Dans ce domaine comme dans d’autres, les acteurs publics doivent être exemplaires. Pour pouvoir juger de l’impact des mesures, il est nécessaire de disposer d’un budget carbone fidèle à la réalité, afin de pouvoir prioriser les efforts à fournir. Nous instituerons d’ici la fin du mandat un budget carbone annuel qui serait voté par les assemblées en même temps que le budget monétaire. Il aura un objectif de diminution d’une année sur l’autre.

123 DIFFUSER LA CONNAISSANCE SUR LES SUJETS D’ÉCOLOGIE

Par ailleurs, nous croyons beaucoup à la diffusion de la connaissance au plus grand nombre, à la pédagogie et aux transmissions, notamment sur des sujets qui touchent tous les citoyens. C’est pourquoi nous avons institué les rendez-vous des «Lundis de la Santé» qui connaissent un très beau succès depuis plusieurs années.

Sous un format similaire, c’est-à-dire grâce des conférences grand public animées par des experts, des scientifiques et des acteurs du secteur, nous souhaitons organiser des rencontres régulières (3 à 4 fois par semestre) sur les sujets de l’écologie, du développement durable, de la réduction des déchets, des transports publics, de la nature, des consommations d’énergie, des gestes quotidiens, etc.