132 LANCER UNE NOUVELLE STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE « CAP 2030 »

Nous devons cette réussite à notre capacité collective à envisager l’avenir du développement de notre territoire. Ainsi, la stratégie métropolitaine de développement économique (SMDE), élaborée avec les acteurs économiques publics et privés du territoire, s’est parfaitement inscrite dans cette logique et s’est fixée de nombreux défis: attirer de nouveaux habitants, promouvoir le territoire et accueillir les nouveaux venus, encourager l’initiative, l’innovation et développer les compétences, partir à la conquête des marchés nationaux et internationaux dans nos domaines d’excellence, faire grandir les dimensions économiques métropolitaines et les pôles d’excellence; le tout en relevant le défi des transitions (énergétiques, numériques, sociales).

La SMDE a permis de conforter un dialogue entre la métropole et les chambres consulaires, les acteurs économiques, entreprises et structures d’intervention dans le champ de l’économie. Aujourd’hui, 140 des 156 objectifs sont mis en œuvre. Comme en 2015, la nouvelle stratégie devra associer largement les acteurs privés et publics du développement et relever les nouveaux défis du territoire (promulgation du SRADDET, transition, émergence de nouvelles filières, etc.).

La nouvelle stratégie devra également explorer de nouvelles filières économiques. Il conviendra de bien prolonger les acquis en cours comme Brest + Capitale French Tech, le Campus mondial de la mer, le soutien renforcé avec le Technopôle vers les entreprises innovantes, Brest Life pour amplifier notre marketing territorial et notre attractivité, le Forum de l’économie…

133 POURSUIVRE ET CONFORTER LE DÉVELOPPEMENT DU CAMPUS MONDIAL DE LA MER

La mer est le porte-drapeau de l’excellence scientifique de la pointe bretonne. L’inscription de l’UBO au sein du classement de Shanghai (12e) dans la thématique océanographie en est une illustration. Au niveau recherche, la mer occupe 1800 personnes dont 820 chercheurs et enseignants-chercheurs ainsi que 340 doctorants.

Brest, c’est également une concentration exceptionnelle d’organismes, d’entreprises, de centres de décisions, de donneurs d’ordre, de fonction stratégiques liées à la mer: préfecture maritime, base de défense, UBO, instituts de recherche tels que l’Institut universitaire européen de la Mer (IUEM), l’Ifremer, ou encore l’Institut Paul-Emile Victor (IPEV), le SHOM, le CEDRE, l’ENSTA, l’École Navale, Le CEREMA…

La mer enfin est source d’innovation et de développement économique. Et la croissance bleue est depuis longtemps un axe fort de développement de notre territoire. Historiquement, le Technopôle et le pôle de compétitivité mer par son ancrage territorial, y contribuent.

Avec le lancement du Campus Mondial de la Mer en 2016, Brest poursuit son ambition pour revendiquer et conforter son rôle parmi les premières places mondiales de la recherche et de l’innovation dans le secteur maritime.

Nous proposons donc de poursuivre et conforter le développement du Campus mondial de la Mer comme vecteur de notoriété nationale et internationale (conférences, publications, réseau d’ambassadeurs…) et comme source d’innovation et de création d’activités nouvelles dans le secteur de la mer.

134 ACCUEILLIR LE FUTUR CENTRE NATIONAL DE COORDINATION DE LA CYBERSÉCURITÉ POUR LE MARITIME

Brest regroupe aujourd’hui de nombreux acteurs industriels (Naval Group, Thales, Brittany Ferries, etc.), militaires (Maritime Information Cooperation and Awareness Center, Maritime Security Centre – Horn of Africa, centre support cyberdéfense de la marine nationale au sein de la base de défense Brest-Lorient) ou académiques (l’ENSTA Bretagne et l’École Navale, écoles d’ingénieurs sous tutelle du Ministère des Armées, l’IMT Atlantique, école d’ingénieurs sous tutelle du Ministère chargé de l’Industrie et du Numérique, l’UBO, l’ENIB et l’ISEN Yncréa Ouest et de nombreux laboratoires de recherche) qui constituent une communauté d’acteurs aux compétences reconnues sur le sujet de la cybersécurité maritime et de la sûreté.

Nous proposons donc d’accueillir le futur centre national de coordination de la cybersécurité pour le maritime afin de conforter le positionnement de Brest dans ce domaine.

135 AMENAGER LE PREMIER TERMINAL ET COMPTOIR DE FRET À LA VOILE.

Brest peut devenir une ville pionnière sur le fret à la voile qui commence à se développer. C’est un enjeu majeur pour réduire les pollutions liées aux transports commerciaux. Nous proposerons aux navires à voile des facilités portuaires attractives : prix, moyens de manutention adaptés, stockage, diffusion/distribution. Cette démarche environnementale inédite donnera à Brest un véritable rayonnement comme ville engagée et innovante.

136 SOUTENIR L’EXCELLENCE DE LA RECHERCHE, EN FAISANT EMERGER DE NOUVEAUX SECTEURS A FORT POTENTIEL.

Nous poursuivrons notre soutien à la recherche et l’innovation dans les domaines d’excellence que sont la mer, la santé, le numérique, les finances, l’agro-agri et accompagnerons l’émergence de secteurs à fort potentiel comme le spatial, la cyberdéfense, le bâtiment intelligent, l’art ou encore le design.

Nous renforcerons les coordinations entre les différents acteurs et la collectivité dans le cadre de la conférence territoriale de l’enseignement supérieur et de la recherche et conforterons le soutien au Technopôle Brest Iroise, au pôle de compétitivité Mer Brest Atlantique, et à la Capitale Brest Tech+.

Nous sommes toutefois confrontés à des défis : la globalisation de l’enseignement supérieur entraîne une compétition croissante au niveau national et international. Pour être visible et être en capacité d’attirer des étudiants et enseignants-chercheurs, les territoires doivent développer de solides stratégies. L’université, comme les grandes écoles, sont soumises à concurrence. L’attractivité dépend à la fois des spécialités, du niveau d’excellence, du rayonnement des établissements mais également de l’attractivité globale du territoire. Pour attirer des étudiants et des chercheurs, il faut aussi être performant en termes de qualité de vie (logement, transports, loisirs, etc.).

De plus, nous sommes dans une période de recomposition du paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), y compris en Bretagne, avec une redéfinition des périmètres d’intervention des collectivités locales, le regroupement d’établissements, la fusion d’écoles, l’Université Bretagne-Pays de Loire, la mise en place de politiques de sites. A Brest, cela se traduit par la création de l’Alliance Universitaire de Bretagne (AUB, qui comprend l’UBO, l’ENIB et l’UBS).

A cela s’ajoute, pour des raisons démographiques, une courbe du nombre d’étudiants qui, selon les projections, devrait baisser d’ici quelques années. 

Pour répondre aux enjeux et défis à venir, il est important de conserver un niveau de dialogue de qualité avec les acteurs de l’ESR.

137 AGIR POUR LA RÉUSSITE DES ÉTUDIANTS ET L’ATTRACTIVITÉ DE NOS ÉTABLISSEMENTS

Nous amplifierons la réussite du dispositif d’accueil des étudiants Brest Life experience et soutiendrons les initiatives sociales et citoyennes des associations étudiantes. Nous participerons également, en lien avec les acteurs de l’enseignement supérieur, à l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Nous tenons également à soutenir l’ouverture de nouvelles formations afin de renforcer l’attractivité des établissements existants et l’installation de nouveaux établissements correspondant aux besoins de demain. Enfin, nous accompagnerons les initiatives des établissements dans la construction de campus ouverts sur la ville et permettant la mixité des usages.