La double faute de Pascal Olivard sur l’éducation

dans Education et soutien à l'enfance, le 10 janvier 2020 | 0 commentaire

Pascal Olivard annonce vouloir passer à la semaine de 4 jours et mettre l’ensemble des moyens des TAP sur le mercredi.

Nous nous étonnons puisque les TAP sont actuellement financés par l’Etat et la CAF grâce à notre organisation en 4 jours et demi. Modifier cela, c’est perdre ces financements qui ont d’ailleurs permis de dynamiser le secteur associatif brestois et la titularisation de 35 postes.

Deuxième contradiction : Pascal Olivard veut une mise en place dès le début du mandat tout en promettant une large concertation. En premier lieu, nous trouvons étrange une concertation sur un choix déjà proclamé. Mais surtout, nous constatons bien là sa méconnaissance de la vie démocratique locale : une concertation cela prend du temps de préparation, de mise en œuvre et d’analyse. Annoncer la mise en place de la semaine de 4 jours dès le début du mandat, c’est montrer soit qu’on ne va pas bien discuter, soit qu’on ne veut pas discuter.

A Brest, nous avons expérimenté dès 2009 la semaine de 4 jours et demi. Plus de 1000 personnes ont été consultées sur le Projet Educatif de territoire durant 2 ans en 2017–2018. Nous avons adapté nos journées pour les besoins spécifiques des enfants de la maternelle également.

Et nous assumons de faire ce choix, qui est celui de nombreux pays de l’OCDE, qui est cohérent avec les besoins des écoliers et qui permet de leur offrir une journée pédagogiquement plurielle et complète. Rappelons que ces temps qui sont complémentaires des apprentissages scolaires représentent pour les enfants, quel que soit leur milieu, une aide à l’épanouissement et leur permettent à tous d’avoir accès à des activités sportives, culturelles et citoyennes.

Ne parler que de l’un des temps qui compose la journée d’un enfant pour en faire une polémique électorale, est une double faute : c’est faire peu de cas de la qualité du débat démocratique et c’est voir le petit bout de la lorgnette sur la question si prioritaire de l’éducation de nos enfants.

Emilie Kuchel